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Louis Klein, graine de champion |
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Écrit par Administrator
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Vendredi, 23 Octobre 2009 11:41 |
Licencié à l’USTTV, le jeune garçon s’entraîne avec les grands. Logique pour ce benjamin, qui domine sa catégorie et veut progresser pour atteindre un jour le niveau national.
Une découverte par hasard
Louis découvre le tennis de table par hasard à l’âge de 6 ans. Il vient chercher sa sœur en cours de danse et dans la salle d’à côté il entend le bruit des balles et répond à l’invitation de taper dedans en attendant la fin du cours de danse. Il rencontre alors Frédéric Santy. « Il lui a transmis la passion de son sport » se rappelle Olivier, le papa. A cet âge là, il est licencié dans un club de football mais ça ne lui plait pas « il ne voulait pas être sale » explique Olivier qui l’avait poussé vers le ballon rond. Louis prend goût à la balle qui pèse 2,7 grammes et a un diamètre de 40 mm. « J’ai toujours envie de jouer. J’ai un entraînement individuel et deux entraînements avec le groupe des meilleurs jeunes deux fois par semaine » détaille Louis. Elève en CM2, il vient parfois même tous les soirs. Il s’est déjà fixé des objectifs pour la saison « monter en nationale benjamin, faire de bons résultats et réussir le critérium fédéral et interdistrict. » Le jeune champion aime être dans sa bulle en compétition, la présence de ses proches le déconcentre « je préfère être tout seul ». Entre l’école et le tennis de table, il lui reste du temps pour jouer « à la console ». Louis se projette déjà et aimerait atteindre un classement « entre la 200e et la 100e place au niveau français ». En pointant en avant ses résultats il reste modeste et lucide « c’est vrai que ça fait bizarre de battre un grand de 30 ans mais je me rends compte que parfois il y en a qui sont plus forts que moi. » Evidemment il aimerait faire une carrière sportive mais n’ose pas en parler et évoque sagement son attrait pour « la médecine ».
Du potentiel
Kévin Lefebvre, entraîneur de l’USTTV, décrit Louis comme étant « très sérieux à l’entraînement. Il est toujours là pour bosser, il a bien progressé. Il a encore du travail mais il a de la marge devant lui. S’il continue, il sera numéroté ». Le pongiste, droitier, connaît son point fort et son point faible « le top coup droit et le block revers ».
Le papa n’a pas l’intention de tout miser sur ce potentiel. Même si Louis fait parti des meilleurs régionaux, « il n’intégrera pas la section sports études à Béthune. Le tennis de table, il ne va pas en vivre. » Pour le plaisir Olivier a pris une licence aussi, c’est un moyen de rester proche de son fils et pour lui « un club sans jeune n’a pas d’avenir ». Louis sera-t-il un futur joueur de l’équipe 1 ? Réponse dans quelques années après des millions de balles liftées et coupées échangés.
Anne Seigner
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